Déductibilité du petit matériel

En principe, les dépenses d’acquisitions de materiel par votre entreprise sont déduites sous forme d’amortissement sur plusieurs années. Toutefois, pour des biens de faible valeur, le fisc tolère une déduction immédiate. Nos conseils et mises en garde de la déductibilité du petit matériel.

 

Le principe : un amortissement

Une dépense qui a pour conséquence l’entrée d’un nouvel élément dans l’actif professionnel ne constitue pas une charge déductible. Elle doit être amortie.

Ce nouvel élément se déprécie avec l’évolution technologique, l’usage et le temps. Il est amorti en fonction de sa durée prévisible d’utilisation. Concrètement, c’est l’amortissement qui est déduit du bénéfice imposable de la société.

 

Une tolérance du fisc pour la déductibilité du petit matériel immédiate :L’administration fiscale admet une déduction immédiate en charges pour un bien dont la valeur unitaire n’excède pas 500 € HT. Différents types de matériels sont concernés, à savoir les outillages, les petits matériels, les logiciels, les mobiliers de bureau,…


C’est le prix global du bien qui doit être pris en compte et non celui de chaque composant. Ainsi, si vous achetez un ordinateur d’une valeur de 750 € HT, vous ne pouvez pas déduire en charges , la tour, le clavier, l’écran, au motif que chaque élément est d’une valeur inférieure à 500 € HT.

 

 

Des biens exclus de la déductibilité immédiate

 

 

Materiel de transport. Le petit matériel de transport, comme une bicyclette par exemple, ne peut pas non plus être déduit en charges.

 

Mobilier de bureau : S’agissant du mobilier de bureau, il est interdit de déduire le prix d’achat du bureau initial.

Il  en  est de même  en  cas  de  son  renouvellement complet, quand bien même la valeur unitaire de chaque meuble ne dépasse pas ce seuil.

 

Par exemple. Vous remplacez  une  chaise dans la salle de reunion, elle est déductible. Mais si vous y remplacez l’ensemble du mobilier, il faudra l’amortir, à moins que la valeur globale de ce renouvellement n’excède pas 500 € HT.

 

 

Le cas particulier des travaux

 

Déduction fonction de la finalité des travaux

 

Le critère déterminant de l’obligation d’amortir la dépense ou la possibilité de déduire immédiatement en charge est fixé par la finalité des travaux. Le montant des travaux n’est pas prix en compte.

 

 

Maintenir le bien en l’état ou l’améliorer ?

 

Si les dépenses engagées ont pour effet d’augmenter la durée d’utilisation ou la valeur d’un bien immobilisé, elles doivent être amorties. Si elles n’ont pas d’autre effet que de maintenir le bien en état d’usage et de fonctionnement sans en augmenter ni sa durée ni sa valeur d’utilisation, elles peuvent être déduites en charges.

 

Il est possible de comptabiliser en charges les travaux périodiques suivants alors même que leur valeur sera bien supérieur à 500 € HT :

  • Pein­ture,
  • Nettoyage
  • Réfection partielle de plom­berie et d’électricité.

 

A l’inverse, les dépenses qui ont pour objet la réalisation de l’aménagement, de nouveaux agencements, ou la transformation d’installations existantes doivent être immobilisées.

 

Conclusion : S’il est fiscalement plus intéressant de déduire les dépenses de matériel et de mobilier en charges, cette possibilité n’est toutefois admise que pour les biens de faible valeur (< 500 € HT) et sous conditions. S’agissant des travaux, ce n’est cette fois plus la valeur, mais leur finalité qui détermine le mode de déduction.

 

En cas de doute faite appel à votre Expert-comptable et/ou votre commissaire aux comptes. Qu’il soient à Bordeaux, à Mérignac ou ailleurs en France. Ils sauront répondre à votre interrogation concernant la déductibilité du petit matériel acheté.

 

L’intérêt de la déductibilité immédiate est souvent très largement compensée par l’intérêt comptable et financier. La comptabilisation en charge de dépenses entraînent une baisse du résultat et peu donc avoir une influence importante sur l’image des comptes.